Sous-bois

19 septembre 2018 § 1 commentaire

Sur un papier artisanal au lichen qu’il a été délicieux de brûler (odeur magnifique), dentelle de fils métalliques.

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Fleur de papier

10 septembre 2018 § 1 commentaire

Papier Wenzhou plissé et brûlé à l’encens, dentelle de fil filé au rouet soie et aluminium.

En marge des dentelles …

7 septembre 2018 § Poster un commentaire

Beaucoup de fils métalliques, beaucoup d’épingles tordues ou cassées … 45 cm de haut

Eyjafjallajökull

2 septembre 2018 § Poster un commentaire

Papier plissé brûlé à l’encens, dentelle aux fuseaux de fils métalliques. Chaîne de volcans et glaciers.

Le premier intéressé par ce tableau et qui arrivera à le prononcer correctement du premier coup se verra offrir une réduction.

Patience et longueur de temps …

21 août 2018 § 1 commentaire

Partie en dentelle réalisée pour un projet avec d’autres éléments ; très long entre le nombre de fuseaux et les fils de cuivre qui cassaient.

Flowers

15 août 2018 § Poster un commentaire

Dans une maison de verre en vitrail Tiffany, fleurs céramiques à corolles de dentelle.

Rêveries …

14 août 2018 § 1 commentaire

Article bavard, une fois n’est pas coutume …

Je ne peux malheureusement pas exposer mon travail dans plusieurs endroits cet été, mon stock ne le permet pas ; ce que je réalise demande beaucoup de temps, et je n’en ai pas tant que ça malgré le nombre d’heures que j’essaie d’y consacrer.

Et je m’interroge aussi sur de nombreux points : le temps passé à rédiger ces articles (charger les photos, décrire très brièvement …) pour une audience réellement basse, que ce soit ici, sur ma page Facebook, La clé à laine ou les deux plateformes sur lesquelles je suis présente.

Ca semble assez vain, finalement, en plus de croquer plein de temps. Il se dit que ces outils sont indispensables, mais, soit je ne sais pas les utiliser, soit ce que je fais est plus que confidentiel. Quand je suis de permanence à la galerie, les retours sont réellement positifs mais évoquent tous la surprise de découvrir ce genre de travaux, personne, en dehors de ceux qui sont dans cette sphère, ne cherche des travaux d’art textile, encore associés à des « travaux de bonne femme », napperons et petits chats.

Ensuite, je me pose aussi des questions sur la nature même de mes travaux ; je suis attirée par le minimalisme, le léger, fin, doux, c’est ce que j’essaie de réaliser. Or, je constate que dans la sphère « art textile », ce qui est exposé est chargé, lourd : sexes féminins sur-représentés, sang, organes … j’associe ces oeuvres à beaucoup de souffrance, elles ne me choquent en rien, mais ce n’est pas ce que j’ai envie de partager. Ou alors, c’est du monumental, le genre qui ne pourra être exposé que dans des institutions, les seules proposant la surface et la hauteur de plafond nécessaires.

Je n’ai pas les codes pour ça, ni le discours, je ne travaille pas pour des subventions, séduire des institutions … je pourrais, aussi, photographier un bout de fil noir coupé derrière une feuille de calque et en écrire une légende longue comme un jour sans pain expliquant le processus créatif derrière : ceci est une allégorie de la condition humaine; le bout coupé franc évoque la finitude de l’homme, la couleur sombre évoque la profondeur, le mélange de légèreté de la matière, nous finirons poussière, avec la profondeur de l’homme, qui a science et conscience, homo sapiens. Le calque ajoute une touche de féminité, femme qui se voile, voile pudique jeté sur sa chair … on pourrait en ajouter des tonnes, de même avec un mouchoir déchiré et froissé …

Mais je n’en ai pas envie. Je préfère au contraire ne rien dire, je préfère que celui qui regarde mes travaux invente son histoire et ne soit pas prisonnier de la mienne, je ne veux pas lui imposer mes souffrances, je veux qu’il raconte sa propre histoire, qu’il s’approprie ces travaux et qu’ils ne soient donc que pour lui. Je veux qu’il puisse l’accrocher chez lui, dans sa maison, dans son appartement.

Du coup, je me dis parfois que je fais de la déco, ce qui est assez méprisé, je n’en sais rien, encore une fois, je n’ai pas les codes.

Je vais donc continuer à faire ce que je veux, sincèrement, en sachant que, malheureusement, beaucoup de portes me resteront fermées, en sachant que mes rencontres avec le public continueront de relever du hasard et que ce n’est déjà pas si mal.